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La mort d’un soldat français a moins de valeur que celles des autres citoyens

Article publié le 26 janvier 2005

Décoration à titre posthume : la discrimination est encore une fois prouvée : Le 22 novembre 2004, à NANTERRE, le Ministre de l’intérieur a rendu hommage à un gardien de la paix décédé des suites de ses blessures reçues à l’occasion d’une poursuite avec un cambrioleur. Et très légitimement, il a été fait chevalier de […]

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Décoration à titre posthume : la discrimination est encore une fois prouvée :

Le 22 novembre 2004, à NANTERRE, le Ministre de l’intérieur a rendu hommage à un gardien de la paix décédé des suites de ses blessures reçues à l’occasion d’une poursuite avec un cambrioleur. Et très légitimement, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur, premier ordre national et la plus élevée des distinctions nationales selon l’article R.1 du Code de la Légion d’honneur. L’ADEFDROMIL s’incline devant le sacrifice de ce policier courageux.

Mais une fois de plus l’ADEFDROMIL dénonce la scandaleuse et honteuse discrimination dans laquelle le ministère de la Défense maintient les personnels non officiers lorsqu’ils sont honorés à titre posthume pour un décès en mission ou en opération.

La médaille militaire que les non officiers se voient décerner n’est pas un ordre national, mais une simple récompense (article R.136 du code). Il n’y a aucune raison pour que ce viol délibéré de la Constitution et de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen se perpétue au détriment des non officiers.

Le Président de l’ADEFDROMIL s’est adressé dans des délais suffisants à la ministre de la Défense afin qu’elle prenne les dispositions nécessaires pour que les soldats morts à BOUAKE soient honorés de la Légion d’Honneur. Rien n’y fit. C’est, selon une source bien informée, une volonté du président de la République de ne pas dévaloriser la médaille militaire !

Cette situation n’est plus tolérable. En effet, depuis des années, deux croix militaires sur trois sont détournées sans titre de guerre, blessures ou service exceptionnel au profit d’une seule catégorie de personnels.

Ces Légions d’honneur attribuées à titre posthume, le sont hors quota !… Et ne coûtent à l’Etat que le prix d’une médaille achetée à la Banque de France. C’est ce qu’il fallait démontrer, la preuve par neuf du dédain du commandement et de l’administration du ministère à l’attention des non officiers qui apprécieront la valeur de leur sacrifice, donc de leur sang, aux yeux de leurs chefs, politiques et militaires.

Nous sommes certains que nos adhérents et sympathisants ne manqueront pas de le faire savoir autour d’eux et en particulier auprès de leurs élus.

Nous continuerons de dénoncer cette situation tant que perdurera cette honteuse discrimination à l’égard de nos camarades non officiers.

Nota :

Pour être mort « victime du devoir » en traversant un toit fragilisé alors qu’il poursuivait un malfaiteur, le policier de NANTERRE a été largement distingué par Monsieur Dominique de Villepin, ministre de l’intérieur.

Il a été :

Promu lieutenant de police Cité à l’ordre de la Nation Fait chevalier de la Légion d’honneur Décoré de la médaille d’honneur de la police nationale Décoré de la médaille d’or pour acte de courage et de dévouement.

De plus, comme l’avait annoncé Nicolas Sarkozy, l’enfant du policier a été nommé pupille du département.

La ministre de la défense ferait bien de s’inspirer de cette reconnaissance exemplaire d’un ministre de l’intérieur pour ses subordonnés.

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