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Bureau de reconversion pour officiers généraux

Article publié le 13 novembre 2005

Par décision d’un récent conseil des ministres, un général fraîchement nommé dans la 1ère section se voit confier le poste de… général chargé de la reconversion des généraux : idée lumineuse. Lorsqu’on détaille le nombre élevé des Généraux et Amiraux en service dans l’armée française (majoré d’un à présent), une simple comparaison avec les pays […]

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Par décision d’un récent conseil des ministres, un général fraîchement nommé dans la 1ère section se voit confier le poste de… général chargé de la reconversion des généraux : idée lumineuse.

Lorsqu’on détaille le nombre élevé des Généraux et Amiraux en service dans l’armée française (majoré d’un à présent), une simple comparaison avec les pays voisins aurait suffit à convaincre le plus prudent des lecteurs, qu’il y avait effectivement une décision à prendre pour remettre le « cube des effectifs » dans la forme d’une « pyramide hiérarchique » D’ailleurs, ça n’a échappé à personne en milieu multinational : les chefs de corps s’en sortent très bien sans une cohorte de généraux pour inspecter, diriger, contrôler, conseiller etc.

Ceci étant, réduire dans une juste proportion le nombre d’élèves formés par les grandes écoles militaires serait cohérent, sauf dans le cas ou les directions du personnel projettent un nombre important de démissions (1) en cours de carrière. Alors dans cette hypothèse, on peut évidemment continuer de ne pas limiter les entrants en comptant sur les partants, en pure perte, comme on le fait déjà avec les sous officiers et les EV qui quittent nos armées dès la première opportunité dans le civil. Il est possible d’interroger l’adefdromil sur ce sujet : la démonstration ne sera pas laborieuse.

Dans cette même logique, maintenir plus longtemps les meilleurs aux postes les plus élevés, serait aussi une manière de réduire le nombre des élites, tout en augmentant leur efficacité dans la gestion et le suivi des grands dossiers. Les passations de commandements répétées nuisent à la cohérence, voire à la cohésion. L’allongement des périodes dans les postes à haute responsabilité est l’une des solutions envisageables.

Enfin, la solde d’un officier général placé en seconde section, conjuguée avec le carnet d’adresse que tous détiennent en quittant le ministère de la Défense, devraient suffire à faire face aux rigueurs de la vie civile. Jusqu’alors, nos généraux se recyclaient fort bien sans « parrainage » ministériel affiché, mais les temps sont durs. Il y a donc fort à parier que LEGROG aura du succès (L’Etablissement Gratuit pour la Reconversion des Officiers Généraux), au moins du point de vue médicinal… Sa vocation pour rejoindre la toute première priorité gouvernementale qu’est la lutte contre le chômage, est à mettre en parallèle avec la volonté proclamée de réduire les impôts : les décisions se portant immédiatement sur l’impôt sur la fortune.

« Quand le prestidigitateur politique parle de synthèse, ne perdons jamais de vue ses mains. » Lu sur le forum de « La Saint Cyrienne » et dans  » Le Réactionnaire authentique « , Anatolia / éditions du Rocher.

JFT

(1) Selon la DPMAT, le nombre des démissions d’officiers issus de Cyr serait de 20 environ par an.

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