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Noël avant l’heure…

Article publié le 14 janvier 2007

Si j’étais encore en activité, les « pontes » de notre armée me catalogueraient surement comme « syndicaliste » de la pire espèce suivant les critères de leur propre définition. A mon corps défendant, je précise que j’ai toujours considéré que les syndicats n’avaient pas place dans notre institution car je croyais (bien naïvement) que […]

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Si j’étais encore en activité, les « pontes » de notre armée me catalogueraient surement comme « syndicaliste » de la pire espèce suivant les critères de leur propre définition.

A mon corps défendant, je précise que j’ai toujours considéré que les syndicats n’avaient pas place dans notre institution car je croyais (bien naïvement) que nos très chers chefs étaient là pour veiller au grain (mais en fin de compte au leur !)

Alors soit, je veux bien en assumer le nom (syndicaliste ?) si ça peu rendre moins nerveux les adeptes du « bénit oui -oui » et autres cerveaux étriqués !

Je ne reviendrai pas sur la « formidable » avancée du nouveau statut… Quand on le lit, on se demande encore ce qui a évolué vraiment… Mais parlons plutôt « pognon » et bien que cela n’ait rien à voir avec la grille indiciaire (là, faut peut être voir quand même !), je me permettrai de rappeler que nos généraux ont déjà été grassement servis avec les avantages supplémentaires qui leur ont été accordés (voir articles infra) ; ça vaut largement une réactualisation de la dite grille ! Ne restait plus que les autres officiers pour que la boucle soit bouclée, la chose semble bien engagée…

Quant aux sous-officiers ? Tout est dit ou presque après la tentative de concertation du sous-officier supérieur auprès de ses camarades.

Lire l’article : https://www.adefdromil.org/Document.php?DOC=12145895

Ce que je crois sincèrement, c’est qu’il est parti d’un bon sentiment et sans mauvaises arrières pensées, parfaitement conscient, lui, que la température sur le terrain méritait d’être prise afin de restituer en toute objectivité le sentiment de ses camarades.

Dans les hautes sphères, on n’apprécie pas ceux qui osent sortir du sentier tracé par les biens penseurs que sont nos grands chefs !

Peine perdue donc, le voilà dores et déjà considéré comme l’homme à abattre nonobstant des conséquences désastreuses et prévisibles pour la suite de sa carrière à moins que celle-ci ne soit sur le point de prendre fin ( ?).

A cet homme, je dis bravo pour avoir eu assez de « cou… au c… » et faire en sorte que les choses avancent positivement. Certains seraient fort inspirés d’en prendre de la graine car les propos fallacieux et partisans que l’on veut lui prêter ne sont en rien comparables à la langue de bois et la démagogie de ceux qui lui battent le flan (surtout quand ils sont eux même sous-officier).

J’aime d’ailleurs assez les paroles du major conseiller auprès de la DPMAT quand il dit : « Procéder de cette manière à forte connotation syndicaliste peut porter gravement préjudice, non seulement au corps des sous-officiers mais aussi et surtout à la crédibilité du conseil de la fonction militaire terre qui a gagné depuis de nombreuses années la considération de tous les militaires. » Ben là, si ce n’est pas à forte connotation partisane pour la haute hiérarchie et contre l’intérêt des sous-officiers, je ne sais pas comment cela s’appelle, je préfère en sourire ! Comme on dit familièrement : faut avoir du coffre pour balancer ce genre d’ineptie ! Ah oui, c’est vrai, on dit toujours le corps des majors et le corps des sous-officiers ? Cherchez l’erreur !

Une réflexion et un constat s’imposent : puisque nos chefs sont incompétents à défendre les intérêts de leurs subordonnés ; il serait temps que l’usine à gaz qu’est le CSFM, même si elle a le mérite d’exister, puisse enfin prendre conscience qu’elle a un autre rôle à jouer ! Les personnels qui le composent ne sont pas idiots ou mal informés, que nenni, mais tout le monde sait que ce conseil, censé représenter le cadre militaire, n’a qu’un pouvoir consultatif.

Un peu comme la Cour des Comptes qui fait ses recommandations mais n’a pas le pouvoir de les faire appliquer ! (moi je parle des vrais problèmes !).

Si notre hiérarchie ne veut pas de « revendicateurs » dans ses rangs, on peut raisonnablement dire et penser qu’elle ne s’y prendrait pas autrement pour en avoir car à force de vouloir agiter le spectre du syndicalisme tant décrié, il finira par débouler tôt ou tard dans les régiments.

Pour faire simple et reprendre une phrase célèbre, c’est à force de crier au loup que les « seigneurs » de notre institution vont finir par le voir apparaitre.

Qui osera dire, ce jour là, que la faute incombe entièrement aux sous-officiers que nos chefs aiment tant décrire comme la « cheville ouvrière » de notre armée ?

André Siegfried disait : « Les peuples bien gouvernés sont en général des peuples qui pensent peu ».

CQFD

Adjudant LOUIS

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