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Les Rois fainéants ou Réponse à Jacob Delafon

Article publié le 10 mai 2007

 » Le roi voulut qu’on fit un repos pour casser la croûte et se réjouir du paysage, car demain ne pressait. Alors un valet nommé Clorodulf mit son bâton dans la roue afin d’arrêter le chariot qui descendait la colline, mais le bâton se rompit comme baguette et ce voyant le roi gémit qu’en sa […]

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 » Le roi voulut qu’on fit un repos pour casser la croûte et se réjouir du paysage, car demain ne pressait. Alors un valet nommé Clorodulf mit son bâton dans la roue afin d’arrêter le chariot qui descendait la colline, mais le bâton se rompit comme baguette et ce voyant le roi gémit qu’en sa jeunesse les pentes étaient moins rapides, les chars moins pesants et les bâtons plus solides. «  Chronique des Rois fainéants. J. PERRET dans BâTONS LES ROUES (Gallimard)

Voilà mon cher Jacob DELAFON ce à quoi vous me faites penser en lisant votre réponse à mon papier sur les TENARDIERS.

Mais je ne me lasse pas de lire et de relire cette réponse car elle apporte de l’eau à mon moulin. Aussi permettez-moi d’en rajouter une couche.

Je suis d’autant plus ravi d’avoir affaire à un  » eau chaude, eau froide  » courageux et touché au coeur, qu’il est très difficile d’en tenir un en joue,… un peu comme un gibier protégé qu’un vieux braconnier comme moi prend plaisir à mettre dans sa gibecière. En effet, s’ils sont relativement nombreux, ils sortent peu à découvert de leurs réserves. Profitons-en, car vous semblez défendre les robinets de vos semblables, obligés de se taire par nécessité et d’admirer les autres en silence, tartuffier désapprobateur.

Vous n’avez pas dû manquer de lire les papiers dont les liens sont au bas de mon propos intitulé  » Les misérables« ; aussi vous savez que depuis 155 ans le commandement, manoeuvré par le politique et certains hauts fonctionnaires que nous appellerons « paons »* a violé et viole l’esprit de BONAPARTE, ce que nous condamnons avec force; et nous demandons justice et respect des principes des lois et des usages immémoriaux. Mais cela, rien que cela, serait-ce trop?

Conformément à vos décorations, vous seriez un officier général d’origine directe, puisqu’il y a environ 99% de chances d’être à la fois général / officier de la LH / officier du Mérite / d’origine directe. Et sans jeu de mot, les mérites qui vous ont valu ces honneurs sont -1) La réussite à un concours de grande école – 2) L’inscription à la liste des généraux liée …par ailleurs pour 90% au 1° donc…avantage exponentiel.

Seules cependant, 7,5 % des LH le sont pour titre de guerre, blessure ou citation.

Je n’oserais dire que vous semblez regarder avec concupiscence les poitrines de certains de vos camarades généraux trop  » cloutés » à votre goût et coupables d’être trop sortis en opération, mais cela ressemble cependant beaucoup à de la jalousie, ce n’est pas bien…Vos réflexes ressemblent à s’y méprendre, à ceux des officiers du ministère de la guerre de 1851, jamais sortis lors de la conquête de l’Algérie – pour faire rembourser la vieille dette de la » Porte » et du Bey d’Alger, véritable motif de la conquête… – mais complices du coup d’état du neveu Louis Napoléon le 02/12/1851 qui créèrent la Médaille militaire six semaines plus tard afin d’éliminer les humbles et les modestes trop nombreux, pour se réserver la LH sans mérite et impressionner les vieilles rombières dans les tournois de bridge ou aux eaux de La Bourboule.

Cependant, conformément au code de la LH, comment faire la différence entre  » l’éminence » des mérites d’un officier général qui sert efficacement de façon exemplaire, et celui d’un autre  » soldat » quelque soit son grade et dont le comportement exceptionnel en opération répond dans l’esprit et dans la lettre à la volonté première du 1° Consul, prenant des risques certains pour sa vie pour remplir la mission que lui a confié son chef? Pour reprendre un propos de NAPOLEON à LAS CASES à St. Hélène, pourquoi refuser la LH à un tambour qui l’aurait mérité, au risque de faire disparaître la LH et son esprit?

Je rappelle la tradition immémoriale des officiers et soldats de FRANCE, qui veut que lorsque l’on veut porter un jugement sur un officier ou un soldat d’une unité de combat, il faut avoir été au même moment, au même endroit..et y avoir pris les mêmes risques. Ce simple rappel rend modeste. Selon ce critère vous auriez donc participé et au saut sur KOLWEZI et à l’assaut du Pont dans les Balkans en 1995…vous devriez jouer au Tiercé. Les autres missions sont traitées par vous avec un dédain étrange.

Aussi je me permets de vous rappeler que nous avons laissé pas mal de camarades au LIBAN lors des différentes missions quelles fussent sous nos couleurs ou sous les couleurs du  » Machin ». Que de nombreux camarades sont restés sur cette terre d’Afrique. Ne cherchons pas à comparer ce qui n’est pas comparable, et nos respectables et affectionnés anciens d’Indo ou d’Algérie seront les premiers à le souligner, un mort au combat quel qu’il soit est un mort de trop. Ce jugement en guise d’amalgame maladroit vous discrédite.

Et puis, combien de ces soldats décorés ont- ils entendu un camarade de l’arrière ou d’une autre arme, leur demander de prendre leur place pour une mission de m…. ou plus que délicate? Peu ou pas du tout me semble-t-il. Et puis, pour servir dans ces unités et y rester, il faut une volonté de fer et s’imposer une discipline physique et morale exemplaires pendant des années. La force de ces unités ne réside-t-elle pas aussi dans un esprit de corps exceptionnel, du simple soldat jusqu’au colonel?

Nous avons le plus grand respect pour les chefs exceptionnels qui se sont illustrés dans ces unités. Les honorer est un devoir agréable. Notre demande de justice est conforme à l’esprit de BONAPARTE, à la création de la Légion d’honneur. Nous dénonçons ces méthodes de petits épiciers qui consistent à privilégier certains sans mérites  » éminents » comme le précise le Code de la LH, et privent d’autres de récompenses qui eussent dû leur revenir; cette volonté n’a d’objectif que de mieux nous diviser et vous tombez vous même dans le panneau – privant aussi nos meilleurs chefs de poursuivre des carrières civiles de haut rang en lieu et place de hauts fonctionnaires civils!…cherchez l’erreur! – ces méthodes dis-je, discréditent et déshonorent notre pays, en ce sens qu’elles hiérarchisent implicitement la valeur du sang et de la sueur des uns et des autres. Relisez le Préambule de notre Constitution.

Quel plaisir à porter une décoration imméritée ou dévaluée?

Alors s’il vous plait mon cher Jacob Delafon, ne tombez plus dans ce panneau …au fond du couloir, vous ne faites que tirer …des ficelles au profit de gens qui vous mènent par le bout du nez. Convenez avec moi que l’odeur est désagréable inconvenante et forte. Observez un peu les méthodes et certains des personnels qui, au cabinet et dans les directions de personnels, civils ou militaires, font et défont les carrières et les décorations depuis des lustres…Et vous nous rejoindrez peut-être dans notre combat. Ouvrez les yeux et réfléchissez.

Serviteur cher camarade, sans rancune, mais il fallait que cela fut écrit.

Jean VALJEAN

* Au pays d’Absurdie, lors de certaines opérations, le « PAON » est comparé à  » un dindon qui aurait fait l’ENA et l’école de guerre », avec l’humour irrespectueux de quelques insupportables…

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Au fond du couloir …

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