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La gestion à la petite semaine des pilotes de pumas de l’armée de terre

Article publié le 15 juin 2007

L’armée de terre connaît un déficit chronique de pilotes de Pumas. Est-ce étonnant lorsqu’on sait que la disponibilité de ces appareils est de 20% environ ? Ce qui signifie que 4 jours sur cinq les pilotes sont présents dans leurs escadrilles, mais pas vraiment pour voler. Pour faire une comparaison que notre nouveau ministre comprendra […]

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L’armée de terre connaît un déficit chronique de pilotes de Pumas.

Est-ce étonnant lorsqu’on sait que la disponibilité de ces appareils est de 20% environ ? Ce qui signifie que 4 jours sur cinq les pilotes sont présents dans leurs escadrilles, mais pas vraiment pour voler. Pour faire une comparaison que notre nouveau ministre comprendra aisément s’il lit ce modeste article, c’est comme un jockey qui ne pourrait monter à cheval et s’entraîner qu’un jour sur cinq. Peu de chances dans ces conditions de terminer deuxième du Prix du Jockey Club !

Un pilote conscient de son faible niveau d’entraînement a même laissé une déclaration à son notaire expliquant sa situation personnelle en cas de crash.

Dans ces conditions, les pilotes dont la fin de contrat approche, ont l’ambition logique soit de changer d’armée, soit de tenter de se reconvertir dans le civil, en sachant d’ailleurs que cette dernière solution n’est pas aisée.

Plutôt que de rechercher les causes du malaise et de mettre en oeuvre les solutions adéquates, le gestionnaire emploie d’autres méthodes, ce qui évite de remettre en cause le système ce qui n’est jamais bien vu.

Une première mesure consiste à conseiller fortement aux pilotes de se porter candidats pour acquérir un diplôme : le BSTAT (brevet supérieur de technicien de l’armée de terre). En effet, le suivi de cette formation crée un nouveau lien avec le service et ceux qui se sont engagés dans cette voie ne peuvent plus espérer quitter l’armée de terre avant un délai de cinq ans. Dès lors, beaucoup refusent cette offre généreuse et se voient alors menacer d’une mutation –pas vraiment justifiée-à un an de leur fin de contrat. Cela donne de quoi réfléchir, lorsqu’on est chargé de famille.

Une autre mesure consiste à bloquer les dossiers de changement d’armée, alors que les textes ministériels imposent de transmettre la demande dans un délai de deux mois. Lorsque les pilotes concernés indiquent qu’ils vont engager un recours, le gestionnaire leur répond qu’ils gagneront peut-être, mais qu’ils seront alors civils et ne pourront dans ces conditions prétendre au changement d’armée sollicité.

Pendant que se déroulent ces fines manoeuvres, plus de 180 anciens pilotes – quasi exclusivement des officiers- continuent de percevoir l’indemnité pour services aériens -la solde à l’air- alors qu’ils sont affectés dans des postes qui n’y ouvrent pas ou plus droit. C’est sûrement le cas de notre gestionnaire. L’Adefdromil s’est déjà fait l’écho de cette situation « abracadabrantesque » (1). Mais à notre connaissance il ne se serait pas passé grand-chose depuis.

(1) Ceux qui « aviation légère pour toucher la solde à l’air ! »

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