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Le SAMU (Service d’Aide aux Militaires Usés)

Article publié le 26 février 2002

Je peux vous assurer que les gendarmes, contrairement aux images véhiculées par les médias ne sont pas descendus dans la rue pour manifester leur désarroi. Ils se sont tout simplement rendus auprès du siège de leurs groupements de leurs légions voire de leurs régions, lieux où se trouvent le plus souvent les infirmeries de garnison, […]

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Je peux vous assurer que les gendarmes, contrairement aux images véhiculées par les médias ne sont pas descendus dans la rue pour manifester leur désarroi. Ils se sont tout simplement rendus auprès du siège de leurs groupements de leurs légions voire de leurs régions, lieux où se trouvent le
plus souvent les infirmeries de garnison, pour se faire ausculter conformément à la définition de ce verbe.

Pour paraphraser le slogan d’un périodique à grand tirage ils ont eu droit au choc des photos mais le poids de leurs maux est toujours le même. Seul le temps jugera si ce mouvement a été suivi d’effets.

A ce jour, ils sont tous je le crois dans l’expectative. Viendra, viendra pas le moment tant béni où leurs demandes légitimes et réitérées depuis de longues années seront exaucées de façon concrète. Ce qui est formidable dans cette institution plusieurs fois centenaire, c’est que parallèlement aux événements de décembre, ce corps a continué de vivre et a obtenu des résultats significatifs et substantiels, notamment dans la lutte contre les réseaux indépendantistes de l’E.T.A (arrestation dans le Gers, deux militaires grièvement blessés dans les Pyrénées-Atlantiques etc). La notion de service public n’a jamais été perdue de vue par ces nouveaux grognards. Malgré le contexte ambiant défavorable et la morosité, il n’y a pas eu rupture mais continuité dans l’action au quotidien de ces militaires. On peut leur reconnaître maints défauts, car nul n’est parfait, mais il faut bien avouer que même au bord de l’implosion à deux souffles de l’asphyxie ce malade a bien réagi. Mais ne l’oublions pas trop vite la convalescence sera longue et les traumatismes subis seront longs à effacer, il est grand temps maintenant d’écouter ses plaintes et de donner à ce patient les soins adaptés à son état de santé.

Pendant que vous êtes en visite dans l’infirmerie nation, il serait opportun d’ausculter promptement le patient « armée » dans son ensemble, je me suis laissé dire qu’il était à deux doigts du service des urgences, faites vite, il est peut-être déjà trop tard. Souvent, paraît-il, les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Mais pourvu que le remède ne soit pas plus mauvais que le mal.

Soulagnet

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