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Refus d’informer !

Article publié le 15 septembre 2007

Le 8 novembre 2006, Maître Martaguet a déposé une plainte avec constitution de partie civile au profit des époux Bonnargent qui, dix ans après la disparition tragique de leur fils David dans un accident de la circulation, suspectent toujours les circonstances de son décès. Entendu par le Magistrat instructeur le 22 mars 2007, Monsieur Bonnargent […]

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Le 8 novembre 2006, Maître Martaguet a déposé une plainte avec constitution de partie civile au profit des époux Bonnargent qui, dix ans après la disparition tragique de leur fils David dans un accident de la circulation, suspectent toujours les circonstances de son décès.

Entendu par le Magistrat instructeur le 22 mars 2007, Monsieur Bonnargent exposait qu’en l’espèce il gardait l’intime conviction que la personne inhumée sous le nom de David Bonnargent n’était pas son fils, expliquant par ailleurs que celui-ci aurait été victime d’un tireur embusqué alors qu’il conduisait son véhicule le jour des faits, sous-entendant qu’une substitution de cadavre aurait été opérée et que le corps de l’homme présenté comme étant celui de David Bonnargent aurait subi différentes manipulations destinées à accélérer sa décomposition et la disparition des preuves des circonstances réelles du décès.

Malgré les différents éléments nouveaux mis en exergue pour justifier l’ouverture d’une information judiciaire, Monsieur Bonnargent n’a pas réussi à convaincre le procureur de la République qui, dans ses réquisitions en date du 2 avril 2007 a demandé qu’une ordonnance de refus d’informer soit rendue. Il a été suivi dans ses réquisitions par le juge d’instruction puisqu’une ordonnance de refus d’informer a été rendue le 5 avril 2007.

Moralement épuisé et financièrement ruiné par toutes ces années de lutte pour tenter de connaître la vérité sur les circonstances de la mort de son fils David, Monsieur Bonnargent a définitivement renoncé en ne faisant pas appel de cette ordonnance.

Faisant preuve d’une très grande dignité et de beaucoup de retenue malgré les circonstances, Monsieur Bonnargent a adressé une lettre à l’Adefdromil dont nous vous donnons un extrait :

« …Il y a et aura toujours le mot « doute ». Le mot doute pour nous, pour la famille, pour ceux qui connaissaient et aimaient David. Enfin Monsieur le Président, notre affaire comme nous l’a vaguement fait comprendre le juge, s’arrêtera là. Le combat pour moi vient de se terminer. Ils ont gagné. Pot de fer contre pot de terre. A jamais ce corps ne sortira du caveau. »

Michel BAVOIL, Président de l’Adefdromil

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