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Un rapport … de gendarmerie

Article publié le 10 novembre 2007

Les journaux en ont beaucoup parlé ces jours derniers et le JT vient de reprendre l’information à 13 heures à travers un reportage … « anonyme » comme d’habitude : le moral est en berne dans notre Gendarmerie nationale. La Presse a publié des extraits de la correspondance que le Colonel commandant la Circonscription de […]

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Les journaux en ont beaucoup parlé ces jours derniers et le JT vient de reprendre l’information à 13 heures à travers un reportage … « anonyme » comme d’habitude : le moral est en berne dans notre Gendarmerie nationale.

La Presse a publié des extraits de la correspondance que le Colonel commandant la Circonscription de Gendarmerie du Finistère adresse à sa hiérarchie. Il n’y va pas de main morte en déclarant d’emblée qu’il se demande pour quelle raison ce rapport existe puisqu’il n’aboutit jamais à rien de concret et qu’aucune réponse satisfaisante n’est fournie … et ce chaque année. Le ton est comminatoire, quasiment agressif. S’il s’adresse à une « hiérarchie » ça n’était pas précisément l’idée que je m’en faisais !

Et pourtant … et il tient à le souligner en le répétant 14 fois dans sa correspondance : les gendarmes sont … des « militaires » ! Il n’y a qu’à parcourir le document pour en être convaincu : il n’y est essentiellement question que de « gamelle » et plus particulièrement … celle « du voisin » : indice … rattrapage … récupération … prime.

Après 89 et 2001 j’estime donc que l’on peut s’attendre une fois de plus à une « crise existentielle » … qui sera peut-être, cette fois, la dernière !

Que faut-il en penser ?

Je crois qu’on réagit devant ce type de situation en fonction de l’ancienneté, de l’age et de l’expérience et par conséquent :

J’ai tendance à considérer pour ma part qu’il s’agit d’une évolution inéluctable, d’une « révolution culturelle », la rançon du progrès. Nous avons appartenu à une époque où le « service et la disponibilité » servaient de fondement à toute vocation. On nous le rappelait sans arrêt, on s’y complaisait avec un acharnement, il faut bien le dire, « un peu maso » et on en redemandait ! Personnellement je ne regrette pas d’avoir connu cette époque et j’en conserve plutôt de bons souvenirs. Mais pour autant … avions-nous raison ? Pour la génération actuelle, le commandement fait aujourd’hui son travail en se faisant le porte parole des états d’âme de la base (même si je trouve qu’en l’occurrence, il a un peu tendance à « prendre le train en marche ») Il lui paraît anormal que « sous l’uniforme » on ne puisse jouir des mêmes facilités de vie que « dans le civil ». Mais ont-ils tort ? Quant à ceux qui nous suivent … ils comprendront mieux pourquoi les choses ne pouvaient rester en l’état et les raisons pour lesquelles l’institution a changé. Ils seront alors en mesure de dresser le bilan de cette évolution et en tireront les enseignements.

Que va devenir le « Service public » ? Après l’énergie, la poste ou la santé, aujourd’hui la sécurité … publique. Il y a du souci à se faire !!! … mais gardons le « moral ».

Mustapha Bidochon

Lire également :
Rapport sur le moral : groupement de gendarmerie départementale du Finistère

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