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Les règles « du jeu » …

Article publié le 23 mars 2008

J’ai lu attentivement le papier de Moncey et apprécié la truculence de son proverbe africain … J’approuve son contenu et je le rejoins dans sa conclusion. Après l’épisode des « musiciens d’Issy les Moulineaux», plus récemment à Rennes la révélation en plein tribunal d’un fâcheux évènement survenu au cours d’une enquête et à l’occasion des […]

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J’ai lu attentivement le papier de Moncey et apprécié la truculence de son proverbe africain …

J’approuve son contenu et je le rejoins dans sa conclusion. Après l’épisode des « musiciens d’Issy les Moulineaux», plus récemment à Rennes la révélation en plein tribunal d’un fâcheux évènement survenu au cours d’une enquête et à l’occasion des Fêtes cet « incident dérangeant » survenu à la caisse d’une confiserie parisienne … on peut dire que la Gendarmerie vient de traverser une période difficile!

Mais n’est-il pas normal que l’on soit plus exigeant vis à vis de certaines professions ? Serait-il abusif de réclamer aux Policiers et aux Gendarmes une rigueur particulière dans leur comportement ? Ou exorbitant d’exiger des enseignants comme des ecclésiastiques qu’ils se montrent irréprochables dans leurs relations avec les jeunes qui leur sont confiés?. Je pense qu’il s’agit là d’une question de bon sens autant que de « morale ».

Concernant plus précisément « l’incident » dont il est question ici, je voudrais cependant souligner trois choses :

La première c’est qu’aucune profession, institution ou catégorie sociaux- professionnelle n’est à l’abri de ce type de scandale : l’Armée, la Police, les « Corps constitués » et, on a eu l’occasion de s’en apercevoir à plusieurs reprises ces temps derniers, la Magistrature elle même … sans parler des Hommes politiques car il s’agit d’autre chose ! Il est donc malvenu d’en profiter pour se livrer à une stupide « guerre des boutons ». La deuxième c’est que chacun de ces événements constitue « une épreuve » pour une famille… car la Presse, avec la délicatesse qui la caractérise, n’épargne jamais l’ « entourage »… il est donc superflu d’en rajouter. La troisième enfin, c’est qu’ici comme ailleurs il y a le plus souvent « faute de commandement » On ne devient pas pédophile ou kleptomane brutalement et à plus de cinquante ans. Il est toujours facile d’affirmer que quelqu’un « a pété les plombs », mais nous savons tous que lorsqu’on fouille dans les archives il y a toujours des faits qui sont passés « inaperçus », des renseignements qui n’ont pas abouti, des témoins qui n’ont pas été écoutés, des incidents qui ont été « étouffés »… et surtout des « chefs » qui n’ont pas osé prendre leurs responsabilités . On a du mal à admettre que « parvenu au sommet de la hiérarchie » (et à portée de son « objectif » …) un officier supérieur soit à l’origine d’un tel scandale. Lorsqu’on ne connait pas le dossier, il est dangereux et inutile d’en dire plus …

Mais je pense, tout comme Moncey, que dans le traitement de cette affaire, la faute suprême consisterait à « distinguer la sommité des subalternes ». Sans accabler, il faut sanctionner équitablement en évitant de donner à « la base » l’impression qu’une fois de plus il y a « deux poids, deux mesures » … ce qui à l’époque actuelle serait véritablement malvenu.

Mustapha Bidochon

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