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« Mémoire », mode d’emploi …

Article publié le 23 mars 2008

On peut en toute bonne foi se demander quel est le but poursuivi par Jacques Bessy, vice Président d’Adefdromil, lorsqu’il se recommande du symbole que représente l’Armée au plan de l’unité nationale avant de faire référence à l’exemple du Liban puis d’évoquer la menace que constitue depuis deux ou trois décennies le communautarisme pour notre […]

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On peut en toute bonne foi se demander quel est le but poursuivi par Jacques Bessy, vice Président d’Adefdromil, lorsqu’il se recommande du symbole que représente l’Armée au plan de l’unité nationale avant de faire référence à l’exemple du Liban puis d’évoquer la menace que constitue depuis deux ou trois décennies le communautarisme pour notre « démocratie accueillante ».

…Tout comme on peut se demander quelle mouche a piqué le Chef de l’Etat lorsqu’il est venu décréter du haut de sa tribune et devant l’Assemblée du CRIF, que les élèves de CM2 de nos écoles primaires devront parrainer les enfants juifs victimes de la Shoah il y a soixante ans.

A en juger la levée de boucliers et l’ensemble des commentaires plus réprobateurs les uns que les autres a l’encontre de cet événement, nous sommes nombreux à nous poser la question. Les enseignants, encore sous le choc, n’ont pas trop réagi, beaucoup de responsables de la communauté juive ont exprimé leur réprobation. Simone Veil, que l’on ne peut accuser d’anti-sarkozysme et qui constitue une référence en la matière n’a pas caché son désaccord. Il faut dire que depuis quelques semaines, lorsque Nicolas derrière son micro commence à prendre son élan, on doit s’apprêter à subir un choc … S’agit-il, une fois de plus « d’un coup » ? D’une diversion ? Où veut-il comme l’affirme Yasmina Reza « pousser la perception au delà de la réalité » ? Le Ministre de l’Education nationale tente fébrilement « de bricoler » le projet …

Très raisonnablement et sans trop polémiquer, on peut douter en effet qu’une telle opération permette d’éradiquer une fois pour toutes les traces indélébiles laissées par toutes ces horreurs perpétrées parfois avec l’aide … des « services de l’Etat »! Ne risque-t-on pas au contraire de « banaliser » l’Histoire en la traduisant à travers un langage enfantin et une pédagogie qui reste à inventer ? Ou, comme le redoutent certains psychologues, de provoquer des chocs et beaucoup de dégâts dans les esprits d’enfants du primaire? Serait-il convenable d’occulter en les « minorant » d’autres drames survenus depuis au Cambodge, au Biafra, au Rwanda …et actuellement au Darfour?

La « Shoah » un demi siècle plus tard ? C’est un drame qui constitue comme le dit Jacques Bessy « l’abomination de l’abomination », que l’on n’ose même pas évoquer, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants, en se regardant dans les yeux. Une tragédie dont le poids est tel qu’on ne sait plus très bien s’il faut « la traîner » ou « la pousser » et dont on se demande si on parviendra un jour non pas à l’ « évacuer », mais à s’en remettre.

Oui ! Pourquoi nier l’évidence ? Et comment ne pas l’admettre ?…notre identité nationale est menacée par différentes formes de communautarismes qui représentent un immense danger même si les Français se montrent actuellement bien plus soucieux pour l’évolution de leur pouvoir d’achat que par leur sécurité intérieure (jusqu’à quand ?)

Puisque la France a la prétention de demeurer une Nation ouverte et accueillante il faut impérativement que s’opère le « brassage des cultures » dans le cadre d’une intégration étroitement contrôlée. Ce brassage, les Armées l’assuraient déjà avec de plus en plus de difficultés lorsqu’en 1995 un président décida, par un même « trait de génie », de mettre fin à la Conscription et d’en confier la pédagogie à la JAPD. Cette opération était menée, nous le savons tous, avec beaucoup de rigueur et on peut même dire de façon exemplaire par les Armées, au sein des Formations. Les débordements ou l’expression de tout ostracisme lorsqu’ils venaient à apparaître étaient sévèrement sanctionnés. L’égalité de traitement était un principe de base et la discrimination (même positive …) était proscrite. Au droit du sol on associait ainsi « le devoir du service » sans exclure même … « l’impôt du sang » : une autre époque ! Seulement voilà … l’ « inégalité » touchait précisément l’obligation devant le Service national (et nos députés en savent quelque chose!). La Conscription c’est bien ! … mais pour le fils du voisin ! Demandez à Monsieur le Ministre et à ses « conseillers » où et comment ils ont satisfait à leurs obligations militaires.

Aujourd’hui, c’est dans l’indifférence générale que Monsieur Mallet et sa commission débattent du contenu du futur Livre blanc pour tirer les derniers dividendes de la Paix, afin de « pomper » d’ultimes moyens de redressement … et avant de définir une « Armée nouvelle plus dense plus resserrée … plus forte! ». On connait le refrain …

Parvenus à ce stade de mon discours, vous vous demandez sans doute où je veux en venir ?

Juste en conclusion, et pour retrouver le sujet … :

« Et si en 39-40, au lieu de perdre cette Guerre on l’avait gagnée en s’y préparant d’une manière un peu plus sérieuse et sans nous livrer comme d’habitude à nos conflits idéologiques et internes ? Si la cohésion, l’esprit combatif et l’enthousiasme guerrier s’étaient manifestés à Sedan, sans attendre …Bir Hakeim ? ».

… N’aurait-on pas fait l’économie d’une Shoah et de toutes ces horreurs ?

Voici, Monsieur Darcos, un beau sujet de réflexion … pour nos élèves des Lycées.

Mustapha Bidochon

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Préserver l’unité nationale

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