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Serval : arrêtons de pipeauter ! (Renaud Marie de Brassac)

Article publié le 22 mars 2013

Il y a en fait, deux Serval : celui du romantisme guerrier, rapporté par la presse désinformée ou qui désinforme, et celui du réalisme logistique, dont on ne nous parle pas. Mille deux cents militaires à Bamako. Sur les 4 800 militaires déplacés au Mali, 1200 sont stationnés à Bamako. 400 d’entre eux assurent le fonctionnement du […]

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Il y a en fait, deux Serval : celui du romantisme guerrier, rapporté par la presse désinformée ou qui désinforme, et celui du réalisme logistique, dont on ne nous parle pas.

Mille deux cents militaires à Bamako.

Sur les 4 800 militaires déplacés au Mali, 1200 sont stationnés à Bamako. 400 d’entre eux assurent le fonctionnement du détachement de l’armée de l’air. 200 autres servent au fonctionnement des services installés sur place. Restent 600 militaires, dont on ne sait pas vraiment à quoi ils servent.

L’intendance ne suit plus.

Depuis une semaine, un dispositif de restauration chaude a été mis en place à Bamako. Il est déjà saturé.

Au nord, dans les Iforas, la logistique connait aussi des ratés. Voici un peu plus d’une semaine, les troupes engagées sont restées 24 heures sans ravitaillement d’eau.

Décollement des semelles thermocollées des rangers.

Sous l’effet de la chaleur plusieurs militaires au contact ou engagés dans une opération, ont vu les semelles thermocollées de leurs rangers se décoller sous l’effet de la chaleur qui dépasse les 50 degrés.

Gloire ou gloriole ?

Pour tirer un peu de gloriole de la situation, peut-être même pour tenter de limiter la réduction prévisible du format de l’armée future, beaucoup n’hésitent pas à pipeauter sur la guerre à « la Bigeard ». De même, on glorifie la résistance d’un ennemi dépourvu de moyens aériens et d’appuis, retranché dans un massif montagneux encerclé comme le fut le Vercors en1944…

Puisque certains font des comparaisons avec la guerre d’Algérie, citons un extrait de La Grotte de Georges Buis (général de corps d’armée, compagnon de la libération) : « Il est nu, l’homme à la mitraillette qui avance dans le ciel sur l’interminable piste de crête. Il est en sursis. Il le sait. Il sait aussi qu’il lui faut vêtir autant de silence que d’ombre ce qui lui reste de vie ».

Bien sûr, il ne s’agit pas de faire l’éloge des « djihadistes » fanatiques, dangereux aussi bien pour la sécurité des Etats qui se partagent le sahel que pour celle de l’Europe.   Mais, cela doit relativiser les succès des unités, qui ont mené l’assaut dans les Iforas, sans oublier nos alliés tchadiens, qui ont payé un lourd tribut dans l’opération.

Bref, arrêtons de pipeauter et commençons à faire nos bagages.

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Arrête ta flûte!

2 commentaires suite à cet article :

  1. Quelle honte cet article.
    C’est ma première intervention, mais sachez Monsieur que votre article est une honte pour notre Armée.
    Je ne vous salue pas.

    Nicoserge21 • 20 mars 2013 à 17 h 41 min
  2. Je vous salue Nicoserge21 car mon éducation ne me permet pas de faire autrement!
    Vous avez raison, cet article est une honte surtout que l’état-major de la brigade fait le constat suivant: la qualité des rangers et des treillis laisse dramatiquement à désirer.
    Alors on salue pas la brigade!!!!!

    TOTOCHE • 30 mars 2013 à 18 h 08 min