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Programme « disrupt 2019 » de la gendarmerie

Article publié le 14 août 2019

Question écrite n° 09436 de Mme Isabelle Raimond-Pavero (Indre-et-Loire – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 14/03/2019 – page 1359 Mme Isabelle Raimond-Pavero attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur le programme « disrupt 2019 » de la gendarmerie, qui a été présenté par le conseil scientifique de […]

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Question écrite n° 09436 de Mme Isabelle Raimond-Pavero (Indre-et-Loire – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 14/03/2019 – page 1359

Mme Isabelle Raimond-Pavero attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur le programme « disrupt 2019 » de la gendarmerie, qui a été présenté par le conseil scientifique de la gendarmerie nationale le 31 janvier 2019 et qui avait été lancé mi-2018.

Son objectif est, selon le responsable de la mission « préparation de l’avenir » à la direction des opérations et de l’emploi, « le soutien des innovations les plus innovantes ».

Elle souhaiterait connaître la nature de ces projets, leur évolution ainsi que celle du programme « disrupt 2019 » dans son ensemble et le montant du budget.

Transmise au Ministère de l’intérieur

Réponse du Ministère de l’intérieur publiée dans le JO Sénat du 01/08/2019 – page 4122

Le programme DISRUPT 2019 a pour ambition de soutenir les innovations les plus prometteuses, les innovations de rupture – ruptures opérationnelles et parfois également technologiques. Deux projets portent sur le numérique : Telémus 41 : projet de coproduction de sécurité dans le Loir-et-Cher ; SM-VI : étude du changement de paradigme que va occasionner l’arrivée des véhicules de plus en plus intelligents, de plus en plus autonomes. Un projet concerne le big data : OWL : démonstrateur permettant à l’analyste de rechercher et de visualiser l’information de manière pertinente rapidement et automatiquement. Un projet intervient dans le domaine cyber : Gendscraper : outil pour débusquer la criminalité sur des sites protégés du net et du darknet et conserver les preuves numériques. Trois projets sont à l’œuvre en matière d’intelligence artificielle : Alice : recherche assistée d’images ; Chatbot 19 : chatbot RH pour répondre aux interrogations des personnels officiers en matière d’avancement, de mobilité ; Assistant DPCA : aide à la décision du gendarme sur le terrain en charge de la sécurité d’un espace public. Un projet explore la thématique de l’humain augmenté : exosquelette19 : évaluation d’un exosquelette passif. Quatre concernent l’identification humaine : ADN non humain : exploitation des ADN végétaux et d’animaux de compagnie en criminalistique ; Gendbones : Analyse ADN sur ossements ; Diatomée en mer : Diagnostic de la noyade en mer ; Empreinte olfactive : conception d’un capteur indirecte d’odeur visant à terme à identifier un individu par son odeur. Durant le second semestre 2018, les porteurs de projets ont bâti les partenariats (avec des universités, des instituts de recherche, des laboratoires privés, des syndicats intercommunaux, etc.). Ils ont établi les concours extérieurs, essentiellement la participation de stagiaires universitaires. Ils ont également élaboré des solutions de financement en s’inscrivant par exemple dans des projets Horizon 2020 afin de mobiliser les dotations budgétaires existantes en termes de recherche et d’innovation. Le montant global de l’action DISRUPT est évalué à environ 400 000 € de crédits de fonctionnement et d’investissement.

Source: JO Sénat du 01/08/2019 – page 4122

Un commentaire suite à cet article :

  1. Félicitations à tous ces hommes et femmes qui œuvrent pour l’amélioration de la condition militaire, notamment sur le programme mentionné ci-dessus : « Chatbot 19 : chatbot RH pour répondre aux interrogations des personnels officiers en matière d’avancement, de mobilité. »

    Dans le cadre de l’intérêt général :

    L’intelligence artificielle est-elle mise en œuvre et peut-elle augmenter l’analyse des améliorations éventuellement à envisager… dans la mesure du possible… :
    – en ce qui concerne l’optimisation de la répartition des charges de travail entre certaines unités et les personnels (dans les mêmes horaires – de manière approximative – de présence au travail), autant que faire se peut (contraintes géographiques, implantation des unités et des parcs immobiliers ; densité et migration interne de la population, sollicitations des citoyens…) ;

    – d’alerter si possible sur certains risques psycho-sociaux, burn-out, malgré la causalité multifactorielle… ;
    – quel éventuel (et nécessaire ?) futur algorithme basé sur quels facteurs, marqueurs, sujets, pour quelles améliorations éventuelles ?

    Même s’il semble aussi opportun de rester humble au regard des éléments de la sphère privée, de son origine « familiale », de ses capacités innées et acquises suivant ses possibilités, toutes ces choses difficilement identifiables par la machine.
    Ine fine, il y a aussi la discussion sur le transhumanisme vaste sujet…

    Participation citoyenne démocratique sur l’amélioration de la condition militaire.
    « Pierre de Roc » retraité.
    Liberté, Egalité, Fraternité.

    Anonyme • 25 août 2019 à 11 h 55 min