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Un cas de harcèlement dénoncé au lycée militaire de Saint-Cyr

Article publié le 8 février 2020

Leïla Miñano, Journaliste indépendante, co-autrice du livre « La Guerre invisible – Révélations sur les violences sexuelles dans l’armée française » était interviewée dans « le coup de fil du matin » sur Sud Radio le 7 Février. « Le coup de fil du matin » est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Un scandale secoue le lycée militaire de Saint-Cyr, en région parisienne, où un élève a été accusé de harcèlement sexuel et écarté de l’établissement.

Des milieux très hiérachisés

La célèbre école a saisi la gendarmerie pour des accusations de harcèlement sexuel, après que de jeunes élèves de classe préparatoire aient alerté un référent. « Les affaires de violences sexistes sont ancrées à St Cyr, estime Leïla Minano. Mais aussi dans autres grandes écoles comme Navale et l’Ecole de l’Air. Dès 2013, une étudiante avait sorti un livre expliquant pourquoi elle avait quitté l’école, du fait du calvaire qu’elle vivait au quotidien. C’est structurel à St Cyr, c’est une énième plainte, en fait. »

Alors que nombre de secteurs sont atteints, l’Armée serait-elle tentée de laver son linge sale en famille ? « On compare l’armée à l’église, estime la journaliste indépendante, car ce sont des milieux très hiérarchisés. Mais c’est aussi le cas du sport professionnel, la carrière entière des jeunes athlètes dépendant d’une fédération en particulier. »

Le concept d’indifférence courtoise

Le harcèlement est aussi une question de hiérarchie : « Je ne sais pas si c’est plus grave ou difficile, mais c’est le cas dans une structure très hiérarchisée, où les victimes ont intérêt à se taire », juge Leïla Minano. Pourquoi ne compte-t-on que 15% de femmes dans les armées ? « Déjà, il y a un déficit de vocation. Par ailleurs, elles sont peu acceptées. On parle de St Cyr parce que c’est une grande école, le prestige… »

Pour autant, « il y a tout un ensemble de femmes soldats du rang, qui peuvent aussi être victimes de violence. Beaucoup tentent leur chance et finissent par partir. À St Cyr, on a le concept d’indifférence courtoise, les jeunes hommes refusant d’adresser la parole aux femmes. Et c’est toléré, cet établissement ne dépendant pas de l’Education Nationale, mais de l’Armée de terre. »

Source: https://www.sudradio.fr/

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