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Des Primes à gogo

Article publié le 19 octobre 2003

Vous connaissez tous la comptine relative au bon tabac dans la tabatière, elle semble se vérifier encore aujourd’hui : « mais ce n’est pas pour vous ». Dans son numéro 28 du mois de septembre 2003, le mensuel « Société civile » de l’Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques (IFRAP) consacre un […]

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Vous connaissez tous la comptine relative au bon tabac dans la tabatière, elle semble se vérifier encore aujourd’hui : « mais ce n’est pas pour vous ».

Dans son numéro 28 du mois de septembre 2003, le mensuel « Société civile » de l’Institut Français pour la Recherche sur les Administrations Publiques (IFRAP) consacre un long article aux « Primes à Bercy ».

Nous ne sommes pas en mesure de dire si Bercy est « une caverne d’Ali Baba » avec « ses 200.000 fonctionnaires ».

Mais ce qui est intéressant, c’est que, semble-t-il, pour la première fois, une fenêtre est enfin ouverte sur la diversité des primes accordées aux fonctionnaires de cette haute administration.

Il n’est pas du tout sûr, loin de là, que cette énonciation soit exhaustive, mais elle a au moins le mérite d’exister.

Alors, dans ces conditions, comment se fait-il, que les personnels de la défense ne soient pas en état de connaître la liste de tous les décrets qui ont modifié le décret de base de juillet 1948 portant classement hiérarchique des fonctionnaires civils et militaires de l’Etat ? Cette question a été posée au moins à deux reprises au Ministre de la Défense durant les derniers mois. Les réponses apportées par la DFMP à cette question sont toujours aussi floues et évasives. Cette question a été évoquée dans plusieurs articles parus sur le site.

Comment se fait-il que l’Administration du Ministère qui dispose de personnels capables et formés (par exemple, les commissaires des trois armées) n’ait pas encore été en mesure d’établir cette liste dont la connaissance est indispensable pour savoir comment se situent, aujourd’hui, les personnels militaires de la défense par rapport aux autres agents de l’Etat.

Comment se fait-il que le CSFM et les CFM d’armée n’aient pas encore inscrit cette question comme une priorité dans leurs travaux ?

Le système des primes, complété il y a quelques années par la nébuleuse de la NBI, n’est-il pas, en fin de compte, un écran de fumée qui permet à chaque administration de mener sa politique des personnels ?

Avant que ne s’achève la décentralisation inscrite comme une priorité du gouvernement, il semble urgent de faire le point, d’une part, sur les rémunérations des agents de l’Etat, c’est-à-dire leur classement aujourd’hui dans la grille de rémunération de la fonction publique et, d’autre part, sur l’éventail des primes accordées à ces agents en fonction des diverses administrations dans lesquelles ils sont affectés.

La transparence est à ce prix et, vous seuls, adhérents, pouvez l’obtenir, à condition, bien entendu, que vous le demandiez à vos chefs, aux CFM d’armée et, pourquoi pas, aux Chefs d’Etat-major de vos armées respectives, personnages ou institutions qui, en application de l’article 10 du statut, ont reçu mission « de veiller aux intérêts des subordonnés ».

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